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Singapour, mars 2001.
Entre temps, j'ai appris a vivre avec mon nouveau corps et j'ai realise que le bonheur se trouve dans ce que l'on est plutot que dans ce que l'on a. Chaque jours j'apprecie le fait de pouvoir vivre une vie independante, de travailler, d'etre capable de voyager et decouvrir, de toujours pouvoir sentir. Tous mes 'collegues' n'ont pas cette chance, toutefois. Pour ceux dont les bras et les mains sont sans vie egalement, garder le sourire est un challenge bien plus grand. J'ai eu de la chance...
J'ai rencontre des patients dans differentes parties du monde et parle avec eux. Tous ont quelque chose en commun : l'impression que le monde medical les abandonnent et la necessite de cacher leur espoir toujours renaissant. Pourquoi est-il aussi banal et acceptable pour un docteur d'annoncer a un patient qu'il ou elle va passer le reste de sa vie dans un fauteuil roulant ? Acceptation ne devrait pas signifier resignation. Il est grand temps pour le monde medical, pour nos politiciens et pour la societe dans son ensemble d'arreter d'accepter l'inacceptable et de donner le droit d'esperer aux patients.
La sagesse orientale nous apprend ceci :
“ L'humilite d'accepter les choses que vous ne pouvez changer”
“ Le courage de changer ce que vous pouvez”
“ La sagesse de faire la difference entre les deux”
Corinne Jeanmaire –
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